Centre de Santé Mentale DALAL XEL – Thies et Fatick

Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu

GUIDE INTERNE

     CENTRE DE SANTE MENTALE

        DALAL XEL – THIES

  


L’ASSISTANCE AUX MALADES ET AUX NECESSITEUX SELON LE STYLE DE SAINT JEAN DE DIEU

L’humanité aborde le XXIème siècle avec peurs et espérances. D’énormes progrès ont été accomplis dans la manière de comprendre et de gérer le monde, devenu un grand village planétaire. De grandes différences subsistent  toutefois et  les souffrances des individus et des collectivités, résultats des guerres, des égoïsmes de classe et de groupe, et des limites de notre nature même, nous rappellent sans cesse la présence permanente de la douleur, de la maladie et de la mort.

L’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu appartient à ce village planétaire. Nous sommes 1.120 frères, quelques 57.000 collaborateurs, 27 000 bénévoles, œuvrant dans 357.000 Etablissements. Nous sommes présents sur cinq continents dans 51 pays, répartis en 22 provinces religieuses, 6 délégations générales et 5 délégations provinciales pour remplir notre apostolat au service des malades, des pauvres et de ceux qui souffrent. Tous, nous sommes membres d’un même corps, l’Ordre, mais nous vivons des réalités très différentes. Certains d’entre nous vivent et travaillent dans des centres et des sociétés hautement technicisées alors que d’autres se trouvent dans des sociétés en voie de développement.

Tous nous travaillons pour offrir une assistance intégrale et holistique, mais en mettant l’accent sur des domaines  différents: santé physique, santé psychique ou conditions de vie dignes.

L’Ordre hospitalier veut projeter l’avenir dès maintenant, en tenant compte des éléments positifs du passé et à la lumière d’une réflexion actualisée sur les valeurs et les principes qui ont toujours inspiré son action.

Toute œuvre de saint Jean de Dieu doit dès lors se fonder sur les valeurs qui ont caractérisé l’Ordre dès le début de son existence.

  •  L’HOSPITALITE selon le style de saint Jean de Dieu, valeur originelle et centrale, dont découlent quatre autres valeurs sur lesquelles reposent notre service et notre gestion à savoir :  
  • La QUALITÉ, comme : excellence, professionnalisme, assistance holistique, prise de conscience des nouveaux besoins, architecture et décors accueillants, collaboration avec des tiers,
  • Le RESPECT, comme : humanisation, dimension humaine, responsabilité partagée, compréhension, vision holistique, promotion de la justice sociale, droits civils et humains,
  • La RESPONSABILITÉ, comme : fidélité aux idéaux de saint Jean de Dieu et de l’Ordre, éthique (bioéthique, éthique sociale, éthique administrative), protection de l’environnement,
  • La SPIRITUALITÉ, comme : pastorale de la santé, évangélisation, aide spirituelle, œcuménisme, collaboration avec les paroisses, les diocèses, d’autres confessions religieuses…

Ces valeurs devront être inculturées, actualisées dans leur expression, appliquées harmonieusement dans les différentes parties du monde, car ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront être connues et acceptées.

Nous présentons ci-dessous le numéro 43 des Statuts Généraux de l’Ordre qui souligne les principes suivants: 

  1. considérer la personne assistée comme le centre d’intérêt de nous tous, qui vivons et travaillons dans l’hôpital ou dans toute autre œuvre d’assistance;
  2. promouvoir et défendre les droits du malade et du nécessiteux en tenant compte de leur dignité personnelle;
  3. s’engager avec fermeté à défendre et à promouvoir la vie humaine;
  4. reconnaître le droit de la personne assistée à être convenablement informée sur son état de santé;
  5. observer les exigences du secret professionnel et faire en sorte qu’il soit respecté aussi par tous ceux qui approchent les malades et les nécessiteux;
  6. défendre le droit de mourir avec dignité en étant attentifs et en respectant les justes désirs et les besoins spirituels des mourants, parce que nous sommes conscients que la vie humaine a un terme mais trouvera sa plénitude dans le Christ;
  7. respecter la liberté de conscience des personnes que nous assistons ainsi que celle de nos collaborateurs, mais exiger que soit acceptée et respectée l’identité de nos centres hospitaliers;
  8. valoriser et promouvoir les qualités et les compétences professionnelles de nos collaborateurs en les encourageant à participer activement à la mission d’assistance et apostolique de l’Ordre et en les invitant à participer aux prises de décision dans nos œuvres en fonction de leurs aptitudes et responsabilités;
  9. refuser la recherche du profit en observant les normes économiques justes.

Nous estimons que les frères et leurs collaborateurs représentent  le capital le plus important  pour mener à bien notre mission.  C’est pour cela que dans nos rapports avec eux, nous nous engageons à vivre et à promouvoir les principes de la justice sociale; nous souhaitons en outre partager notre charisme avec ceux qui se sentent inspirés par l’esprit de saint Jean de Dieu.

Dans le cadre de notre mission, et en particulier pour ce qui concerne les secteurs les plus défavorisés, nous sommes ouverts à la collaboration avec les organisations ecclésiales et civiles à condition que celles-ci respectent nos principes.

Ces principes, profondément présents chez notre fondateur se sont structurés au cours des ans, en s’appuyant sur la réflexion et le bien fait par ses successeurs. Nous aussi,  nous devons réfléchir sur la définition de la mission de l’Ordre Hospitalier en tenant compte de la tradition.

 Le principe qui étaye l’action de Jean de Dieu est son désir de faire le bien, bien fait: ne pas se limiter à une assistance sans vie qui néglige la qualité, mais unir le sens de la charité à celui de la justice pour offrir aux malades et aux nécessiteux un service qualifié et efficace du point de vue technique et scientifique ».

Offrir l’hospitalité signifiait inclure son hôte  dans son cercle d’intérêts, le défendre contre ses ennemis, en le protégeant et en lui manifestant un profond respect existentiel,  s’occuper de sa personne et veiller à  ses besoins.  

Hospitalité et miséricorde sont ainsi unies dans un binôme qui deviendra l’icône du Dieu miséricordieux “ ami de la vie ” (cf. Sag 11, 26).

Dans une ville qui comptait une dizaine d’hôpitaux et de maisons pour pauvres,  la quantité de malades et d’abandonnés que la sensibilité de Jean de Dieu à découvert est presque incroyable. Il est étonnant de voir comment il s’est ouvert un espace nouveau dans la pratique de l’hospitalité. Il a anticipé ceux qui avaient la responsabilité de le précéder pour résoudre les problèmes de tous ces malheureux.

Son hospitalité était une réponse à ceux qui n’en trouvaient pas (les abandonnés) et aux nouveaux besoins que les autres ignoraient encore. Saint Jean de Dieu voyait toutes les souffrances, qu’elles soient du corps ou de l’esprit.

L’hospitalité de saint Jean de Dieu, dirions-nous aujourd’hui, était à la fois  préventive et d’urgence, curative et réhabilitative, il guérissait les curables et accompagnait les incurables.

Ses attitudes hospitalières étaient étonnantes, déconcertantes, mais ont fonctionné comme des phares dans la nuit  pour indiquer de nouvelles pistes d’assistance et d’humanité.

Ce modèle a fonctionné également comme conscience critique et guide pour sensibiliser les consciences à de nouvelles attitudes et  pratiques dans leur service auprès des pauvres et des marginaux.

Aujourd’hui, nous devons voir dans tout handicapé mental ou physique un membre de la communauté humaine, un être qui souffre et qui, plus que tout autre, a besoin de notre appui et de nos marques de respect  pour l’aider à croire dans sa valeur comme personne. Ceci est particulièrement important à notre époque, car notre société se montre chaque jour plus intolérant envers les porteurs de handicap, les invalides et les infirmes.

L’Ordre hospitalier doit se distinguer pour sa disponibilité et sa volonté d’appliquer, dans la mesure du possible, les principes d’intégration, de normalisation et de personnalisation. Le principe d’intégration s’oppose à la tendance d’isoler, de ségréguer ou de négliger les handicapés. Le principe de normalisation comporte une volonté de réhabilitation des invalides et des infirmes en créant des milieux de vie les plus normaux possible. Le principe de personnalisation met en évidence le respect de la dignité, du bien-être  et de  l’épanouissement  de la personne tout  en promouvant ses facultés physiques, psychiques, spirituelles et morales.

Le devoir éthique de défendre le bien du malade. Nous tous qui travaillons dans le monde de la santé, nous avons le devoir éthique de faire tout ce qui est possible pour le bien du malade en tout moment.

Comme tout le monde le sait,  notre Fondateur a toujours privilégié cette catégorie de malades et nous continuons à le faire dans nos œuvres.  L’Ordre a acquis un bagage d’expériences et de connaissances  qui ont souvent précédé les solutions adoptées par les services publics. Toutefois, en plus des problèmes  d’assistance pris en considération par les législations  des différents pays  il existe à leur endroit des problèmes d’éthique.

De toute manière, au-delà des problématiques spécifiques, les structures psychiatriques de l’Ordre devront toujours se caractériser par l’humanité de leurs traitements et témoigner ainsi leur fidélité à cette délicatesse particulière dont saint Jean de Dieu a fait preuve; comme lui, les membres de l’Ordre devront être prophétiques dans un milieu qui a sans cesse besoin de s’humaniser.

C’est un processus qui doit porter à la valorisation d’une personnalité qui, bien que marquée aussi profondément par la maladie, laisse toujours paraître le visage de l’homme.

PRESENTATION DU CENTRE DE SANTE MENTALE DALALXEL

Le Centre de santé Mentale Dalal Xel – Thiès, est situé sur la Route Nationale II, Km2 Route de Saint Louis. Il appartient à l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, dans ses structures de soins. L’Ordre hospitalier étant fidèle à sa mission pastorale de service et d’assistance aux malades et nécessiteux avec une préférence marquée pour les plus pauvres, promeut les centres de Santé Mentale à Thiès et Fatick sous le nom de Dalal-Xel, comme moyen d’assistance sanitaire et sociale qui offrent une assistance intégrale et de qualité, et qui en même temps promeuvent la formation de leurs Collaborateurs et l’investigation au bénéfice des personnes malades et nécessiteuses.

Appartenant à la province saint Augustin qui regroupe 9 pays, nos centres sont régis par celle-ci dont le premier responsable est le supérieur provincial et son conseil. Et selon le directoire issu du chapitre électif, un règlement général des centres définira la gestion et l’administration des centres ainsi que la participation de tous les collaborateurs, usagers et  autres entités sociales reliées à ces deux structures, et donnera une identité propre comme institution privée de santé à caractère sociale.

STATUT JURIDIQUE

Le point de référence du statut juridique des établissements catholiques a toujours été le code de droit canonique de l’Eglise Catholique Romaine. Outre celui-ci, le Centre de santé fait référence au droit propre et exclusif qui s’applique à l’ensemble de l’Ordre Hospitalier. La normative qui règlemente la vie et la mission de cet institut hospitalier dans l’Église et dans le monde doit être en harmonie avec le droit universel.

Le droit promulgué par les autorités de chaque nation est particulièrement important pour la mission de l’Ordre. Les religieux missionnaires et l’Ordre Hospitalier lui-même, sont tenus de respecter le droit civil comme tout autre citoyen d’une nation. Toutefois il faut toujours tenir compte du droit ecclésiastique qui reconnaît le droit civil.

En outre, le CSM est un établissement d’utilité publique, initiative de l’Association Ordre Hospitalier de saint Jean de Dieu reconnu (arrêté du 22-04-1999/MINT/DAGAT/DEL/AS).

Le CSM a été créé le 6 janvier 1995 et reconnu officiellement le 07 août 2000 comme centre hospitalier psychiatrique (réf : Numéro 0005243/MS/DS/SP).

DES DROITS ET DEVOIRS DES USAGERS SELON LE REGLEMENT DU CENTRE

Article 24: Les centres sont ouverts à toute personne qui sollicite une assistance faisant partie des prestations offertes, qu’elles que soient sa condition sociale, ses convictions religieuses ou politiques.

Article 25: L’usager a droit à être assisté dans sa totalité quant à sa personnalité, dignité humaine, opinions, idéologie et croyance.

Article 26: Les centres doivent garantir les droits reconnus de l’usager. De ces droits, nous voulons faire ressortir les points suivants :

  • Recevoir une information générale correcte sur le Centre et les règles de conduite qui le gouvernent.
  • Connaître les noms des médecins et professionnels responsables des traitements et explorations auxquels il sera soumis.
  • Recevoir des informations sur les risques potentiels que peut présenter une exploration nécessaire au diagnostic ou traitement, laquelle doit être objet d’un consentement explicite de l’usager ou de celui qui le représente s’il est incapable.
  • Accepter ou refuser les traitements et explorations, sauf en cas de diminution de la capacité mentale en quel cas on se référera à ce que dispose la législation en vigueur. Dans les cas que prévoit la législation, ce consentement (consentement informé) sera donné par écrit et devra être signé par le médecin responsable de l’assistance et par le patient lui-même.
  • Etre informé, par le médecin et/ou le professionnel responsable de son assistance en des termes compréhensibles pour l’intérêt du patient de telle manière que cela lui permette d’avoir une idée claire et précise de sa situation, pour prendre des décisions pour lui-même s’il en était capable, ou participer à la prise de décisions qui peuvent avoir des conséquences pour son bien-être.
  • Que soit respectée son intimité lors de l’information, des explorations et des traitements.
  • Pouvoir communiquer avec l’extérieur et recevoir des visites.
  • Recevoir une assistance pastorale et religieuse, en réponse à son désir ou sollicitude, conformément à ses valeurs et croyances.
  • Formuler des réclamations et observations, devant être informé des actions menées à terme.

Article 27: L’usager a droit à ce que soit garantit le caractère confidentiel de l’information sur son état et le contenu de l’histoire clinique que gardera le Centre même.

Article 28: L’usager ou celui qui le représente, lors de la sortie d’un centre, a droit à ce que lui soit remis un certificat de sortie et à recevoir une facture des dépenses occasionnées par son assistance, indépendamment de celui qui la finance.

Si le patient n’est pas affilié à une entité qui couvre les dépenses occasionnées par son assistance, il devra lui-même les prendre en charge, sans préjudice que dans les cas où on objective une réalité sociale ou économique qui requiert une intervention, on négocie le moyen de les payer par des entités de bienfaisance.

Article 29: Pour qu’un usager sorte d’un Centre, il est requis l’autorisation écrite d’un médecin ou d’un professionnel responsable de son traitement en activité dans le Centre. Dans le cas où l’usager désire librement quitter le Centre, à condition qu’il soit pleinement capable, il le manifestera par écrit. Au cas contraire, on se référera aux dispositions de la législation en vigueur. Cela est aussi valable pour les parents qu’ils demandent librement la sortie de leur patient.

Article 30: Le patient ou l’usager, ses familiers et accompagnants, ont le devoir de respecter :

  • La dignité des professionnels et celle des autres patients ou usagers du Centre.
  • Les règles de fonctionnement du Centre.
  • Les recommandations des professionnels du Centre sur la santé et le bien-être de l’usager.
  • Les locaux, les installations, équipements et l’environnement du centre.
  • Le patient ou sa tutelle a le devoir de s’acquitter des frais occasionnés par les soins qu’il a reçus.

OFFRES DE PRESTATIONS

  • Consultation psychiatrique en interne
  • Hospitalisation
  • Thérapie occupationnelle (Keeping house, Ergothérapie)
  • Soins en santé primaires délocalisée (à Bambey, Louga, Richard Toll. Mbacké
  • Sensibilisation et médiation familiale
  • Visites à domicile

FORMATION ET RECHERCHE

Activités de formation

  • Formation continue des collaborateurs
  • Encadrement d’étudiants infirmiers
  • Encadrement des étudiants en médecine (UFR)
  • Encadrement de étudiants de DES de Psychiatrie

Activités de recherche

  • Thèses de Doctorat de médecine
  • Mémoires de DES de Psychiatrie

PARTENAIRES LOCAUX

  • Université de FANN
  • Région médicale et District sanitaire de Thiès
  • Pharmacie régionale d’approvisionnement

 PARTENAIRES ETRANGERS

  • Juan Ciudad
  • Afmal
  • San Boï
  • AJF

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